Sur la table de chevet





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Les jours de grève …

De temps en temps, la RATP me fait un cadeau. C’est le cas aujourd’hui : grève de RER A.

Les jours de grève, je tente quand même d’aller au travail. En effet, la plupart du temps il y a beaucoup de RER qui circulent quand même.

Mais aujourd’hui ce n’était pas le cas. De plus pour cause d’échographie abdominale ce matin, j’avais initialement prévu d’aller travailler cet après-midi.  Mais j’ai manqué la plage horaire où les RER circulaient. J’ai fait un saut aux Halles, 1 train sur 10 annoncé, du monde partout, pas de trains allant jusqu’à ma gare habituelle avant 40 minutes.

Alors je suis rentrée, et j’ai décidé de profiter de mon après-midi.

Les jours de grève, je peux donc me cuisiner du riz à sushi à volonté.

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Les jours de grève, je peux rêver en regardant les toits mouillés de Paris.

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Les jours de grève, je peux m’occuper de mes plantes.

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Les jours de grève, je peux avancer dans mes ouvrages.

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Les jours de grève, je peux mettre de la musique, je peux boire autant de thé que je veux, je peux me blottir dans mon Fatboy.Et le mieux dans tout ça : les jours de grève, je travaille mieux qu’au bureau. Mon efficacité se voit décuplée. C’est pourquoi je pense sérieusement à demander à faire du télétravail un jour par semaine.

En Avril je ne me suis pas découvert d’un fil et en mai je ferais…

Jamais je n’aurais autant appliqué le proverbe concernant Avril que cette année. Je ne me suis pas beaucoup montrée, ici, dans les commentaires de vos blogs, sur le forum du bookcrossing et en dans la “vraie” vie non plus.

En Avril, j’ai préféré tisser ma toile, reconstruire le cocon qui s’était abimé au cours des derniers mois.

En Avril, j’ai réussi à trouver un certain équilibre entre le travail, les cours et une partie des choses qui me font du bien. Les autres choses qui me font du bien vont continuer à se mettre en place petit à petit au mois de Mai.

En Avril, j’ai dis stop à cette angoisse permanente, pas de médicaments (et ça c’est une petite victoire pour moi), pas encore de thérapeute mais un programme “ZEN” que je regrette de ne pas avoir mis en place plus tôt.

En Avril, j’ai accepté d’être ambitieuse et de ressentir un certain sentiment de solitude dans un milieu professionnel où certaines personnes préfèrent dire non plutôt que de se retrousser les manches.

En Avril, j’ai crevé plusieurs petits abcès personnels, mon téléphone sonne moins souvent, j’ai accepté les silences qui me paraissaient si longs il y a encore peu de temps.

En Avril, j’ai enfin fini plusieurs tricots (je suis la reine du “je commence mais je n’aime pas finir”).

En Avril j’ai chouchouté mes oreilles, j’ai recommencé à écouter de la musique, et plus particulièrement de la musique qui me fait sourire toute seule dans la rue.

En Avril, nous avons renouvelé l’abonnement à notre hébergeur (15 jours où nous n’avions plus accès même si vous n’avez rien vu normalement).

Alors en Mai ?

Et bien en Mai, on fera ce qui nous plaît.

On ne se forcera pas à écrire dès le 1ier (une ballade photo dans Paris est une bonne excuse).

On ira en Normandie, tremper le bout des orteils dans la mer, boire du cidre.

On participera avec plaisir à un MBC.

Bon, je continuerai à aller en cours, à être trop perfectionniste, à râler et toutes les autres choses qui font que je suis moi.

PS : La nouvelle stagiaire chinoise que j’ai dans mon bureau a entrepris de faire le ménage à fond du sien, vous croyez que je peux lui demander de nettoyer le mien par la même occasion ?

“I’m a poor lonesome Ookwee”

Depuis dimanche, je suis célibataire “géographique”. La faute à un Ooknon, qui dans un premier temps se trouve en Irlande jusqu’à mercredi, puis qui s’envolera samedi matin pour les USA pour une semaine.

D’habitude ces déplacements ne sont pas un problème, mais actuellement, j’aurais préféré qu’ils soient reportés ou que Ooknon soit un peu plus là (merci notre magnifique travail qui ne laisse pas beaucoup de temps pour soi en ce début d’année).
Donc, me voilà partie pour 15 jours d’angoisse plus ou moins contrôlée, de draps froids, de bras manquants pour oublier les cauchemars, etc …

Mais voyons aussi les bonnes choses. A moi donc, les diverses expériences culinaires (pa smal de graines diverses et bizarres dans les placards, des onigiri à volonté, …), les sorties pour rencontrer des bookcrosseuses exilées temporairement à Paris, des séances de gym suédoise presque tous les jours (je vais même me laisser tenter par le Qi gong), les soirées tricot, ….