Sur la table de chevet





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Un vendredi 13, le mois des fous*

Rien que la date montre à quel point, il y a 27 ans, je faisais déjà preuve d’une volonté de fer pour emm**der le monde !

Les années précédentes, je souhaitais qu’à mon réveil il se produise un miracle, que je fasse preuve d’une grande sagesse, que je sois capable de tout affronter, que tout soit parfait, que les problèmes que je dois résoudre moi-même se soient envolés.

Mais cette année, non, je veux juste que les choses suivent leur cours ; que je continue, petit à petit, à avancer. Je me suis rendue compte de l’énergie que je perdais à vouloir jouer à Don Quichotte, à lutter contre des choses qui, inévitablement, devront se produire un jour.

Je ne serais jamais, du jour au lendemain,  une working-girl d’enfer, une personne qui s’estime, qui ose. Mais je peux petit à petit m’approprier mon travail, me faire confiance, et tenter, encore tenter, toujours tenter. Et si à un moment, cela ne passe pas, il y a d’autres cordes auxquelles je pourrais me retenir.

C’est un peu comme les gens qui ont connu une très grande perte de poids, j’aurais toujours une vision de moi-même faussée, mais avec du travail je peux finir par m’accepter, ne pas chercher la perfection en permanence et arriver à trouver des choses satisfaisantes.

Alors joyeux anniversaire à moi-même et merde pour les prochaines années !

* pour la signification du mois des fous, je vous invite à relire la trilogie marseillaise de Pagnol !

6 commentaires pour Un vendredi 13, le mois des fous*

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