Le jour où j’ai osé rentrer dans une boutique de luxe
Je ne sais pas pour vous, mais il y a des boutiques, des bars, des restaurants, pour lesquels je ne me donne pas le droit d’y pénétrer.
Bon, les sacs qui valent un tiers de mon salaire minimum, les chaussures qui en valent un quart ne m’attirent pas, honnêtement. Je peux les trouver beaux, magnifiques, mais l’idée de dépenser autant d’argent pour quelque chose avec laquelle je ne me sentirais jamais à l’aise me dépasse (quoique je ne cracherais pas sur des Louboutin, et je suis certaine que mes pieds s’y feraient très vite). Ce qui fait que jusqu’à présent je n’avais pas à rentrer dans ces boutiques. Sauf que les Galeries Lafayette sont passées par là.
Pour celles qui ne connaissent pas, il y a aux Galeries (comme au Printemps, et au Bon Marché) des corners de marques de luxe, qui mettent leurs produits à la disposition de notre regard et de nos envies pour certaines. Il y a un bon mois, en traversant les Galeries pour atteindre le corner Swarovski (anniversaire maternel obligeant), mon regard a flashé sur un objet particulier, mon cerveau a fait tilt de suite, il me le fallait, il était pour moi :

Sauf, que…. Comme d’habitude avec mes coups de coeur, je l’ai reposé, en me disant de bien y refléchir, car même si le prix était très abordable (voir même ridicule), ce n’est pas dans mes habitudes d’acheter sur un coup de tête. J’ai donc reposer mon nouvel amour, en lui disant “à bientôt sûrement” puis je suis partie.
La semaine dernière, bien décidée, je suis revenue le chercher, lui dire à quel point il m’avait manqué et qu’il fallait qu’il rejoigne mon escadrille. Mais voilà, entre-temps il s’était envolé, volatilisé, sûrement acheté par une japonaise plein d’argent qui l’avait trouvé trop kawaïïïï ! Ni une, ni deux, j’ai fait tous les corners Furla (car c’est un Furla) de Paris, j’ai bravé ma haine du Bon Marché et j’y suis allée, mais rien du tout !! J’ai donc du me rendre à l’évidence : il fallait que je pénètre dans une boutique Furla !
J’ai pris mon courage à deux mains, la liste des boutiques dans mon sac et je suis partie arpenter les pavés chics de Paris. Sur les 4 premières boutiques, je ne suis pas parvenue à rentrer, j’ai regardé depuis la vitrine le présentoir à porte-clefs, il n’y était pas, pas besoin de pousser la porte alors (les vendeuses ont du signaler une suspecte à la police). Puis vint la dernière, là encore, je ne le vois distinctement, mais le pingouin a l’air de cacher quelque chose. Je reste 10 minutes devant la vitrine, sans rien faire, puis l’heure tournant (et mon cours de néerlandais arrivant), j’ai poussé la porte, j’ai avancé jusqu’au présentoir (j’aurais été capable d’acheter le pingouin plutôt que de ressortir les mains vides, sous le regard des vendeuses), il y était !!! C’était le dernier, il est mien maintenant…
Moralité : je ne suis tout de même pas prête de remettre les pieds dans ces boutiques (ou alors il faudrait que j’eusse subi un relooking, un changement total de garde robe et une croissance exponentielle de mon compte en banque)


J’admire ta persévérance
le bon marché c’est biennnnnnnnnnnggggggggg
La Grande Epicerie, oui c’est trop biengggg, mais le “Bon Marché” en lui-même, non je n’y arrive pas.
Un jour je te raconterais les yeux qui piquent, la gorge sèche, les vertiges que j’ai dès que je mets les pieds dans ce temple du bon goût parisien.
Je préfère les Galeries, plus populos sur certains aspects.
Il est trop bien ton porte-clés, je veux le même !
wow !
moi je suis rentrée une fois par erreur dans une boutique lancel. je me cherchais un sac à main et j’étais prete à mettre le prix (j’avais un budget d’au moins 70 euros pour un sac chez moi c’est révolutionnaire). J’ai levé les yeux de mes kickers, vu un prix, et je suis vite sortie !!