Sur la table de chevet





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Le jour où on lit : Olivier Adam

 

Chaque année, la rentrée littéraire amène son lot d’écrivains plus ou moins connus confirmés sur les têtes de gondole. Cette année (comme il y a 2 ans avec Falaises), Olivier Adam fait partie du lot des 727 auteurs avec “A l’abri de rien”.

Je vais être honnête, O. Adam et moi c’est une longue histoire d’amour et de haine (c’est comme Télérama mais avec un peu d’amour, mais ça je vous le raconterais un autre jour).

Le premier livre d’Adam à rejoindre ma bibliothèque fut “Passer l’hiver”. Je l’ai lu d’une traite, en ayant mal aux tripes, mais d’une traite quand même. Depuis j’ai lu tous ses autres livres, toujours d’une traite. Dès qu’un roman sort, j’ai beau essayé de me persuader d’attendre la version poche ou que ma bibliothèque l’acquiert,  je craque tout de même et je l’achète. Peu importe mon état d’esprit, mon surbooking perpétuel, je l’achète. Voilà pour l’histoire d’amour.

 

Passons à l’histoire de haine (d’amour et de haine, j’ai dit plus haut pour les étourdis). Si vous avez bien lu, le “mal aux tripes” ne vous a pas échappé. Car, oui, c’est ça la caractéristique d’Olivier Adam, d’écrire des livres pour dépressifs. L’écriture est angoissante, les mots sont ceux d’un mal-être, d’un malaise. Pour tout vous avouer, une fois refermé “A l’abri de rien”, j’ai de suite oublié les passages relatifs aux réfugiés (alors que ce sont eux qui sont sensés être au cœur de l’histoire de l’héroïne) pour ne retenir que la dépression de celle-ci, sa chute en avant sans espoir. Les réfugiés ne sont qu’un prétexte à O. Adam pour mettre sur papier les sentiments éprouvés par l’héroïne. Et c’est ça que je déteste chez O. Adam. Je déteste cette sensation de gâchis/de bâclage dans l’histoire, au profit de la description de l’état dépressif. Je déteste cet étalage de sentiments/de douleur/de malaise intérieur qui me fait pleurer de la première à la dernière page. Je déteste ce sentiment de déjà-lu par rapport au livre précédent.

Et pourtant, j’achète toujours ces livres quand ils sortent, parce que j’y crois, parce qu’il a une qualité d’écriture indéniable, il suffirait peut-être qu’elle soit utilisée pour aller plus loin, pour apporter de la joie, du rêve et pas seulement pour que ma libraire préférée et moi disions autour d’un thé: “le dernier Adam, et bien comment dire…., c’est du Adam quoi !”

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